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Élèves architectes américains à l’École des beaux-arts de Paris : un phénomène d’élite ?

Par Isabelle Gournay,
Associate Professor Emerita, University of Maryland, États-Unis, AHTTEP ENSA Paris-La Villette

L’appartenance sociale s’avère un paramètre majeur pour comprendre pourquoi et comment, des années 1860 à 1914, plusieurs centaines de citoyens américains vinrent étudier l’architecture à l’École des beaux-arts de Paris (ENSBA). Dans le cadre du programme HEnsA20, j’ai évoqué la vie quotidienne de deux New-Yorkais auprès de compatriotes appartenant au même milieu[1]. Shepherd Stevens (1880-1962), le prototype du WASP – White Anglo-Saxon Protestant, groupe majoritaire parmi ces élèves américains – et diplômé en architecture de Columbia, s’établit bourgeoisement derrière l’église Saint-Sulpice. Il obtient son diplôme DPLG au sein de l’atelier plutôt « mondain » d’Henri Deglane et fera carrière à Yale. Clarence Stein (1882-1975), issu d’une famille juive moins fortunée, émigrée de Bavière et d’Autriche vers 1850, apprécie sa vie de bohème et la convivialité de l’atelier Laloux. Ses études préliminaires étant sommaires, il peine à réussir l’admission et n’accède pas en première classe. Il n’en deviendra pas moins un urbaniste mondialement connu. Pour un Américain, l’étape personnelle et professionnelle de la scolarité parisienne se conjugue avec d’autres tremplins de la réussite (fig. 1) que sont les origines familiales (déterminantes pour Stevens), les études et expériences professionnelles antérieures, les dispositions artistiques et les qualités humaines (ces dernières évidentes chez Stein).

Fig.1 – Schéma conceptuel. Doc. I. Gournay.

Évoquant le parcours inverse des French critics, ces enseignants français recrutés par des écoles américaines en fonction de leurs succès aux concours de l’ENSBA, j’ai souligné que leurs origines sociales généralement modestes les poussaient à s’expatrier[2]. L’ENSBA s’autoproclame méritocratie du talent : c’est en célébrant l’égalitarisme dont il a bénéficié en tant que boursier (du conseil général de l’Yonne) que Désiré Despradelle incite ses élèves du Massachusetts Institute of Technology (MIT), où il enseigne de 1893 à 1912, à se perfectionner en France : « Although in a certain sense, art is in itself aristocratic, no distinction of birth or position is permitted at l’École. Everything is liberal and democratic[3]. »

Testons cette affirmation en nous concentrant sur les deux décennies, précisément de 1893 à 1914, où le capital social des architectes en tant que professionals (membres des « professions libérales » de l’époque) atteint son apogée aux États-Unis. Venus de ce pays et tous des Blancs, 321 hommes et une femme (Julia Morgan) sont admis à l’ENSBA, dont ils deviennent la « clientèle [étrangère] la plus importante[4] », accaparant jusqu’à 20 % des admissions. En mars 1893, l’Américain le mieux classé (cinquième sur 49 admis et dès sa première tentative) est Hugh Tallant (1869-1952). Remontant aux colons de Nantucket, sa famille est aisée. Sorti major du plus ancien lycée des États-Unis, privé mais gratuit, il est le premier étudiant à remporter en même temps les titres de Bachelor et de Master à Harvard. Aidé financièrement par une bourse de cette université, Tallant brille au palmarès de l’ENSBA (prix Jean Leclaire, grande médaille d’émulation, diplôme obtenu moins de quatre ans après l’admission) mais aussi sur les courts de tennis, où il atteint les quarts de finale du championnat de France en salle[5]. Avec des postulants d’un tel calibre et un maximum de 30 places par an réservées aux étrangers, les épreuves d’admission représentent un investissement financier élevé autant qu’un défi pédagogique. Aux frais de la traversée transatlantique et de séjour s’ajoutent ceux d’un atelier préparatoire et de cours particuliers. De telles dépenses se justifient : outre-Atlantique, le titre d’« ancien élève » de l’ENSBA, que confère le seul fait d’y avoir été admis, représente une validation professionnelle significative.

Si certains Américains écourtent leur scolarité pour des raisons familiales ou pécuniaires, ou parfois par crainte de devenir trop « francisés » ou « théoriques » et de ne plus répondre aux exigences des agences américaines[6], la plupart se prennent au jeu des concours. Sur 322 élèves, 88 sortent DPLG et huit sont diplômables[7]. De la réunion de ces parcours individuels naît un phénomène artistique et socio-culturel qui coïncide avec la montée en puissance – politique et économique – des États-Unis. L’ENSBA devient donc le dernier creuset formant une élite nationale d’architectes au service d’une classe supérieure, qui elle-même abandonne ses caractéristiques régionales. C’est donc en termes de réseaux superposés, de la preparatory school à l’anglaise à l’atelier parisien, que l’on peut étudier le mouvement Beaux-Arts outre-Atlantique, phénomène d’essence élitiste mais comportant des éléments de diversification et de démocratisation.

Cette contribution présente sommairement une recherche en cours des plus foisonnantes. Identifier les dénominateurs communs avant l’entrée à l’ENSBA exige de réunir de nombreux indices sur tous les 322 élèves[8], dont huit décèdent moins de cinq ans après leur retour aux USA. Leur jeunesse a été essentiellement citadine, passée pour plus d’un tiers (114) dans le grand New York et pour une moitié sur la côte est (dont 39 à Boston et 18 à Philadelphie). Les effectifs reflètent également la poussée vers l’Ouest, avec 21 élèves de Chicago, 41 d’autres grandes villes au centre du pays et 20 de la région de San Francisco, ainsi que le déclin du Sud, d’où ne proviennent que 12 élèves.

 

Les origines sociales et les études préalables des élèves

Fig. 2 – Frederic Giraud Foster, « Une fontaine adossée avec abreuvoir », esquisse d’admission, juin 1910.

La naissance comme facteur de distinction, dont Despradelle nie l’importance à l’ENSBA, est ici bien réelle, que ces élèves soient issus de familles cumulant depuis très longtemps position sociale, moyens financiers et capital culturel ou que leurs parents (ou grands-parents) se soient haussés au rang des élites financières, juridiques, médicales ou militaires[9]. La barre de l’excellence professionnelle et de l’autorité morale (avec notamment plusieurs pères clergymen) est haut placée non seulement par les hommes de la famille mais encore par certaines mères ou sœurs romancières, suffragettes, médecins ou sportives de haut niveau. Les patronymes (Aldrich, Emerson, Huntington, Lowell, Morgan, etc.) ou middle names (à la mémoire des présidents Adams, de l’abolitionniste Lucretia Mott ou de l’architecte H. H. Richardson, par exemple) sont autant d’indices de « distinction ». Quelques familles entretiennent des liens directs avec la France, la plupart se comportent en Europeanized Americans férus de voyages, que décrit si bien la romancière Edith Wharton – dont Frederic Rhinelander King (DPLG 1914) est le cousin et l’exécuteur testamentaire. L’esthétique Beaux-Arts, classique et somptueuse, leur est souvent familière dès l’enfance. Cette acculturation est un atout scolaire : par exemple, l’esquisse d’admission de Frederic Giraud Foster s’apparente à l’opulente demeure que son richissime oncle (lui-même nommé Giraud Foster) avait commandée à Carrère & Hastings (fig. 2). Malgré la présence des fils de Daniel Burnham, de Stanford White et de George B. Post, les descendants d’architectes ou d’artistes sont moins nombreux que parmi les élèves français. Si les familles fortunées ou aisées sont majoritairement de souche coloniale britannique, une vingtaine sont d’origine germanique, ayant immigré plus récemment. On compte d’avantage d’élèves de confession israélite (18 recensés) que de catholiques (8) qui, aux États-Unis, occupent le plus souvent le bas de l’échelle sociale.

Certains élèves sont apparentés ou leurs familles sont amies ; ils se connaissent surtout grâce à leurs études, effectuées presque exclusivement dans les universités les plus prestigieuses de la côte est, comme l’indique ces statistiques.

HUMANITÉS au college (4 ans)

Dont

DPLG

INGÉNIERIE (4 ans)

Dont

DPLG

ARCHITECTURE

Dont

DPLG

Harvard

62

27

Yale (Sheffield)

7

2

Columbia

93

23

Yale

29

5

Berkeley

5

2

MIT

58

14

Princeton

9

2

Autres

10

1

U. Penn

17

6

Williams

4

2

Cornell

15

6

U. Chicago

3

2

Berkeley

5

1

Autres

10

4

Syracuse

3

0

 

 

Autres

8

2

DOUBLE CURSUS parmi les élèves ci-dessus

Dont

DPLG

Harvard + MIT

20

9

Yale + Columbia

16

4

Harvard + Columbia

10

2

Yale + MIT

3

1

Autres

28

10

Du college à l’ENSBA, certains élèves américains suivront donc des parcours identiques et synchrones. Notons que Harvard (qui fut notamment l’alma mater de Henry Hobson Richardson et de Charles McKim) compte le plus fort taux de DPLG. Cette université ouverte à la culture française impose un examen d’entrée assez difficile. La sociabilité de groupe s’y illustre par des traditions bien établies, comme les brimades initiatiques des nouveaux. Autre point commun avec l’ENSBA : le sens de la fête et du déguisement, d’ailleurs non sans connotations sexuelles, tant en termes de machisme, comme à Paris, que par rapport à l’homosexualité, constatée à Harvard vers 1900 et plus ou moins réprimée. Pour les écoles d’architecture, MIT est distancié par Columbia, où l’effet d’entraînement n’est pas le fait des enseignants mais des étudiants eux-mêmes.

Pour former une élite nationale, ces universités recrutent des bons élèves en dehors de l’upper class : James Gamble Rogers (DPLG 1898), fils d’assureur de Chicago, et George Burdett Ford (MIT B.S. Arch et M.S. Arch, DPLG 1907), fils de proviseur de lycée, sont respectivement boursiers de Yale et de Harvard. À l’instar de Julia Morgan, tout résident de l’État de Californie admis à Berkeley, jeunes filles comprises, peut y étudier gratuitement. Les programmes d’architecture américains acceptent pour un ou deux ans des special students aguerris au travail d’agence. Toutefois, le brassage géographique et social qui s’y opère ne supprime pas l’avantage que donne la situation familiale. Parmi les dix lauréats du B. Arch de Cornell en 1900, quatre ayant fait preuve des mêmes capacités sont admis à l’ENSBA. Ellis Jackson, dont le père est avocat et vice-gouverneur de l’État du Rhode Island et qui avait déjà ouvert une agence à Providence, et Francis Joannes, d’une famille flamande propriétaire d’un important commerce de gros dans le Wisconsin, vont aisément jusqu’au diplôme, tandis que les bénéficiaires de bourses de voyage que sont Richard A. Tissington, fils d’un cadre dans une banque du New Jersey, et Walter Judell, natif d’Allemagne, participent aux épreuves de seconde classe pendant moins d’un an.

Les voies non universitaires

Résultant d’initiatives philanthropiques privées, des formations moins coûteuses sont mises en place, tel le cycle architectural de deux ans proposé par le Pratt Institute à Brooklyn, que six élèves admis ont suivi. De son côté, la Society of Beaux-Arts Architects (SBAA), fondée à New York en 1893, organise à l’intention des dessinateurs d’agence à plein temps un cursus gratuit de concours, calqué sur celui de l’ENSBA. Huit de nos 322 élèves (dont un sorti DPLG) sont ainsi passés par l’atelier SBAA du Rouennais Emmanuel Masqueray[10]. En 1904, la SBAA crée le Paris Prize, dont les épreuves sont copiées sur celles du prix de Rome. Le montant de cette bourse d’études est calculé pour un séjour de deux ans et demi, plus long que ne le permettent les bourses de voyage existantes. Les autorités de l’ENSBA accepteront que son lauréat soit directement admis en première classe où, comme les « grands élèves » français, il est censé accumuler les médailles, tout en n’étant pas autorisé à présenter un diplôme. Le Paris Prize s’inscrit lui aussi dans la logique de la bienfaisance privée, corollaire du libéralisme américain, puisque son initiative revient à un ancien élève hyper-privilégié, Lloyd Warren (admis en 1892 ; DPLG 1900), qui le fait financer par Andrew Carnegie et d’autres millionnaires.

À une échelle certes plus modeste, certaines success stories en marge des « filières nobles » s’apparentent à celle de Carnegie. Frederick Vernon Murphy, fils d’un ouvrier catholique irlandais décédé dès sa plus tendre enfance, est manifestement un self-made man. À Chicago, où sa mère, veuve, tient une pension, il termine le lycée tout en prenant des cours du soir à l’Art Institute. Employé à Washington comme dessinateur auprès du Supervising Architect of the Treasury, il suit de nouveau des cours du soir à la Columbian (George Washington) University et participe aux concours de la SBAA. Mais c’est en tant que lauréat d’une bourse de voyage du Washington Architectural Club qu’il arrive à Paris en 1905. Né en février 1879, Murphy a alors 26 ans. Sachant que le règlement de l’ENSBA exige que toutes les valeurs de première classe nécessaires pour présenter le diplôme soient obtenues avant l’âge de 30 ans, il a fait en sorte que la lettre d’introduction que l’ENSBA exige de l’ambassade des États-Unis le rajeunisse d’un an[11]. Cette petite tricherie lui permet d’obtenir le statut de diplômable en juillet 1909. Il repart à Washington où il présentera son diplôme en 1923. Combinée à sa formation Beaux-Arts, l’appartenance religieuse de Murphy devient un atout, car on lui confie dès 1911 la direction du nouveau programme d’architecture de la Catholic University, prologue à une belle carrière de bâtisseur au service de cette université et de l’archevêché de Washington[12]. Autre exemple d’ascension sociale : né au fin fond de la Caroline du Nord, Douglas Ellington participe aux concours de la SBAA et suit deux cycles courts au Drexel Institute puis à l’université de Pennsylvanie. Classé deuxième au Paris Prize, il est préféré par la SBAA au vainqueur dont les études préliminaires sont jugées insuffisantes ; devenir le premier élève étranger à remporter le 1er prix au concours Rougevin (en 1914) sera pour ce fils de fermier et pasteur baptiste la distinction à laquelle il attachera le plus d’importance[13].

« Clientèle » à part, les Américains ne bénéficient pas de traitement de faveur auprès des autorités de l’ENSBA et n’échappent nullement aux corvées des nouveaux. Néanmoins, plus ils sont haut placés dans l’échelle sociale et moins ils semblent participer à la vie des ateliers. Choc culturel, sentiment de supériorité ou d’être les invités du gouvernement français, pruderie, rythme de travail soutenu, responsabilités familiales (des 28 élèves mariés plusieurs sont père de famille) offrent autant d’explications pour un tel comportement. L’origine sociale prend souvent le pas dans le choix des sujets de diplômes : « grand garage d’automobiles dans une propriété particulière », pensionnat de garçons à la campagne, fraternities, clubs de toute sorte (yachting, country, golf, pour les professeurs d’une université)[14].

Fig. 3 – Gazette Deglane, n°26, avril 1917, rédigée par Francis Jaques (DPLG 1912). BNF/Gallica 4-RES-PER-004.

C’est au moment où l’ENSBA ferme ses portes en 1914 que la camaraderie transatlantique s’affiche au grand jour. Des élèves américains demeurant à Paris coordonnent et diffusent des gazettes de guerre d’atelier (fig. 3) ou deviennent ambulanciers. D’autres reviennent en France au sein de la Croix-Rouge ou pour le YMCA. Leur comportement reflète ce que les valeurs défendues par l’upper class comportent de plus altruiste et idéaliste[15]. Dans les années 1920, l’entente transatlantique perdure parmi les anciens élèves de Victor Laloux, donnant naissance au prix de Reconnaissance propre à cet atelier, à l’École des beaux-arts de Fontainebleau et à la bourse Delano[16].

Faire revivre tant de parcours personnels, académiques et professionnels permet de mieux apprécier, en le contextualisant davantage, le patrimoine légué par tous ces élèves à travers les États-Unis, que ce soient les nobles demeures de F. R. King, le monastère franciscain de Murphy à Washington ou la cafétéria Art déco d’Ellington à Asheville. J’aimerais également que cette ébauche d’une socio-histoire incite d’autres chercheurs à réexaminer le mélange d’élitisme et d’égalitarisme qui sous-tend la pédagogie beaux-arts, reflété par son cursus, les sujets et les énoncés des programmes de concours, les représentations graphiques et, bien entendu, les origines socio-culturelles si diverses de ses enseignants et de ses élèves, français ou étrangers[17].


[1] I. Gournay, « Lieux d’apprentissage des élèves architectes américains à l’ENSBA à l’aube du xxe siècle : un ‘campus germanopratin’ », HEnsA20, cahier n° 5, décembre 2018, p. 11-16 ; [https://chmcc.hypotheses.org/5850].
[2] I. Gournay « De Paul Cret à Jean Labatut, la contribution des French critics aux États-Unis », HEnsA20, cahier n° 4, juin 2018, p. 21-26 ; [https://chmcc.hypotheses.org/4304].
[3]
Désiré Despradelle, « L’École des beaux-arts », The Tech, vol. XX, n° 12, 20 décembre 1900, p. 140.
[4]
Jean-Louis Pascal, préface à la 2e édition dirigée par Edmond Delaire du dictionnaire Les Architectes élèves de l’École des beaux-arts, 1793-1907, Paris, Librairie de la Construction moderne, 1907, p. V. Pour un graphique des admissions de 1846 à 1939, voir I. Gournay et Marie-Laure Crosnier Leconte, « American Architecture Students in Belle Epoque Paris: Scholastic Strategies and Achievements at the Ecole des Beaux-Arts », Journal of the Gilded Age and Progressive Era, avril 2013, p. 154-198 (156). Il est impossible de comptabiliser les candidats à l’admission malchanceux ou les Américains étudiant librement dans les ateliers.
[5]
Associé à Henry Beaumont Herts, autre ancien élève de l’ENSBA, et fils d’un décorateur new-yorkais, Tallant crée vers 1900 les plus beaux lieux de spectacle de Manhattan, dont le New Amsterdam Theater.
[6]
Charles Collens, « The Beaux-Arts in 1900Part 1», American Institute of Architects Journal, vol. 7, février 1947, p. 80-85 (82).
[7]
Des 89 anciens élèves élus Fellows de l’American Institute of Architects, 46 sont DPLG.
[8]
En matière d’antécédents socio-culturels, académiques et professionnels, les documents consultés – annuaires, journaux, yearbooks universitaires, passeports et documents militaires consultables sur [ancestry.com], correspondances personnelles, etc. – sont plus variés que ceux ayant servi à la rédaction des notices de la base de données « Dictionnaire des élèves architectes de l’École des beaux-arts (1800-1968) » mise en ligne par l’INHA, qui se sont révélées essentielles pour consigner les parcours scolaires.
[9]
La différenciation entre upper class et elite structure louvrage de référence dE. Digby Baltzell, Philadelphia Gentlemen: The Making of a National Upper Class, New York, Free Press, 1958.
[10]
I. Gournay, « La “pédagogie Beaux-Arts” en version américaine : concours et ateliers de la Society of Beaux-Arts Architects », Livraisons dhistoire de larchitecture, n° 37, 1er semestre 2019, p. 35-48. Sur ces huit élèves, six étaient employés de Carrère & Hastings et de Cass Gilbert, avec pour seule formation leur expérience d’agence ; ils ne dépasseront pas la seconde classe et reviendront travailler chez ces mêmes architectes qui les avaient aidés financièrement pour partir à Paris.
[11]
Vingt-sept autres élèves procèderont à ce rajeunissement illicite qui ne portera pas ombrage à leurs carrières.
[12]
John C. Murphy, « Frederick V. Murphy: The Catholic Architect as Eclectic Designer and University Professor», US Catholic Historian, vol. 15, n° 1, hiver 1997, p. 91-104.
[13]
I. Gournay, « Discovering Douglas Ellington from Paris to Greenbelt», conférence au Greenbelt Museum, 15 avril 2013, n. p., sur [www.academia.edu].
[14]
À leur suite, certains élèves français choisissent des thèmes sportifs pour leur diplôme. Par exemple, en 1907, Albert Laprade présente « Un Golf-Club ».
[15]
I. Gournay, « Le concours des architectes américains », in François Cochet, Marie-Claude Genet-Delacroix, Hélène Trocmé (dir.), Les Américains et la France 1917-1947. Engagements et représentations, Paris, Maisonneuve & Larose, 1999, p. 124-141.
[16]
I. Gournay, « Architecture at the Fontainebleau School of Fine Arts 1923-1939 », Journal of the Society of Architectural Historians, vol. XLV, n° 3, septembre 1986, p. 270-285 et « Introductory Essay », in A Retrospective Exhibition of the Delano and Aldrich / Emerson Fellowship, American Institute of Architects, Washington, 1989.
[17]
Sur les élèves roumains désargentés, voir Carmen Popescu, « Étudier l’architecture à l’EBA de Paris », Revue roumaine d’histoire de l’art, série Beaux-Arts, t. XXXVI-XXXVII, 1999-2000, p. 103-108.

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OpenEdition vous propose de citer ce billet de la manière suivante :
chmc2 (14 octobre 2019). Élèves architectes américains à l’École des beaux-arts de Paris : un phénomène d’élite ? Politiques de la culture. Consulté le 7 août 2026 à l’adresse https://doi.org/10.58079/mrm9